mercredi 12 janvier 2011

Immobilier au Maroc, génération d'habitat social

Le gouvernement marocain mettra en ouvre à partir de cette année un nouveau dispositif de relance de l'habitat social.

"A partir de 2011, et avec nos 70.000 mises en chantier de production de logement social, nous aurons avec les nouveaux cahiers de charges qui lient l'Etat et les promoteurs immobiliers, une nouvelle génération de l'habitat social", a déclaré Ahmed Taoufiq Hejira, ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'Espace dans une interview publiée par le journal marocain Le Matin.

Le programme de logement social à 200.000 DH a atteint 70% de sa population cible, a précisé le ministre citant une étude de la Banque Mondiale.

Dans ce contexte, "le nouveau modèle s'est construit sur les acquis et les solutions aux dysfonctionnements avec des engagements du promoteur et du client", a indiqué le ministre.

En pratique, le client qui acquiert un logement social devra habiter la ville où il souhaite acheter. Il ne pourra acquérir qu'un seul logement qui ne pourra être vendu qu'après une période de 4 années. L'acquéreur devra obligatoirement passer par un notaire pour conclure la transaction. Le promoteur, quant à lui, va profiter de l'exonération de la TVA par le biais du notaire mais sera désormais obligé de tenir un cahier de chantier pour déterminer les responsabilités de chaque intervenant et de faire appel à un bureau de contrôle technique. Il devra respecter une surface minimum de 50 m2 et les critères de développement durable.

"Cela augure pour 2011 d'une reprise du secteur de l'immobilier, on le voit déjà à travers les mises en chantier réalisés en 2009 et 2010 qui verront les livraisons des logements à 250.000 DH", a souligné le ministre de l’Habitat.

Source: Le Matin

lundi 3 janvier 2011

Tanger, 4ème destination touristique nationale

La ville de Tanger s'est hissée au rang de 4ème destination touristique au Maroc à la fin du 3ème trimestre 2010, après avoir occupé la 5ème place en 2009, selon les données de l'Observatoire du tourisme.

La ville du Détroit, qui a réalisé 5 pc des nuitées touristiques enregistrées au niveau national entre janvier et septembre derniers, arrive derrière Marrakech, Agadir et Casablanca, et devant Fès (4 pc).

Les hô tels classés de Tanger ont enregistré, durant cette période, 630.131 nuitées, contre 553.527 nuitées au cours de la même période de 2009, soit une hausse de 14 pc, supérieure à celle enregistrée au niveau national (+11 pc), précise l'Observatoire.

Concernant le taux d'occupation des chambres, la ville du détroit a enregistré durant les neuf premiers mois de 2010, un taux de 53 pc, soit une légère baisse par rapport à la même période de 2009 (54 pc).

Les performances du secteur touristique à Tanger ont été accompagnées par une forte croissance du trafic aérien. L'aéroport de Tanger-Ibn Battouta ayant enregistré, durant les trois premiers trimestres de l'année écoulée, l'arrivée de 535.618 passagers sur les vols internationaux, contre 437.614 passagers durant la même période de 2009.

La ville de Marrakech continue de trôner en tête des destinations touristiques marocaines avec 35 pc des nuitées, suivie d'Agadir (27 pc) et de Casablanca (9 pc).

jeudi 30 décembre 2010

Le port Tanger Med double son trafic

Le port Tanger Med a vu passer à fin novembre dernier, 1,8 millions de conteneurs et 84.000 unités de remorques TIR (Transport International Routier), pour un volume global traité de 20,5 millions de tonnes.

L’activité du port quant à elle, a atteint un million de passagers et quelque 349.000 voitures ont transitées par Tanger Med sur la même période.

Situé sur la seconde voie maritime la plus fréquentée au monde, le Détroit de Gibraltar, Tanger Med est appelé à devenir l’un des plus importants ports du bassin méditerranéen et d’Afrique à l’horizon 2014.

jeudi 16 décembre 2010

Réduction d'impôts, abattements, exonération d'ISF.. Le Royaume fait tout pour inciter les retraités français à venir s'installer

Paris, 8 heures du matin. La capitale a du mal à se remettre d'une tempête de neige jamais vue depuis 1987. Routes bloquées, transports en commun perturbés, sortir de chez soi relève du parcours du combattant. Trois heures de vol plus tard, le Maroc apparaît : grand ciel bleu, 29 degrés.

Pas étonnant que « le secteur immobilier marocain est en effervescence depuis dix ans, malgré une année 2009 difficile », note Julien Riedinger, senior Manager chez Altime Charles Riley. En partie parce que les pouvoirs publics du royaume ont lancé un ensemble de mesures fiscales visant à attirer les investisseurs immobiliers européens. Et notamment les retraités français, puisque 2 sur 10 partent s'installer à l'étranger. Et le Maroc est la destination favorite, après les Dom Tom.

Tout d'abord, l'impôt sur le revenu bénéficie de deux avantages : un abattement de 40 % sur la pension retraite et une réduction de 80 % sur l'impôt restant dû. Mais attention, ce dispositif ne s'applique qu'aux pensions perçues depuis la France. Le retraité sera également gagnant côté ISF, « puisque la convention fiscale internationale franco-marocaine n'intègre pas cet impôt dans son champ d'application et que le Maroc ne l'a pas », poursuit Ghali Chraïbi directeur général de Cafpi Maroc.

Malgré ces atouts, nombre de particuliers sont encore réticents à franchir le pas, échaudés par les histoires de corruption et les escroqueries qui ont fleuries il y a quelques années. Ceux qui préfèrent traiter avec une marque ayant pignon sur rue en France pourront s'adresser par exemple à Cafpi, un des quatre plus gros courtiers en crédit immobilier, qui se sont installés au Maroc avec une équipe locale. Le groupe propose des financements jusqu'à 70 % de la valeur du bien aux étrangers non résidents et des prêts que l'on peut obtenir jusqu'à 73 ans. « Mais attention à toujours souscrire à un compte en devises convertibles afin de pouvoir récupérer son argent », prévient Ghali Chraïbi.

Parmi les sociétés françaises, le célèbre Pierre & Vacances s'intéresse également au Royaume. Un complexe, situé à Marrakech, à 10 minutes du centre et de l'aéroport, sortira de terre en 2013 avec piscine, golf, centre commercial, etc. Les prix des maisons et appartements se situeront entre 125.000 et 335.000 euros. Si l'on recherche plus de charme, au détriment du confort, mieux vaut s'orienter vers un beau riad. Mais les prix sont moins accessibles...

lundi 13 décembre 2010

Tanger Free Zone

Fruit d’un partenariat entre l’État marocain et des investisseurs privés, la Tanger Free Zone a été lancée en 1999 comme projet pilote à l’échelle du Royaume. En une décennie, elle a su attirer un demi-millier d’entreprises – de treize pays différents - qui emploient quelque 50 000 salariés. Résultat : le parc industriel se développe aujourd’hui au-delà de son site d’origine, du côté de Tanger Med mais aussi de Tétouan.

En passant à proximité de la Tanger Free Zone (TFZ), on est bien loin d’imaginer combien l’activité est intense derrière le poste de douane qui marque l’entrée. Pourtant, il n’y a qu’à observer chaque jour le ballet incessant des camions et du millier de minibus transportant le personnel pour se rendre compte de l’importance de ce pôle industriel qui s’étend sur plus de 300 hectares. Caserne de pompiers, clinique, système de collecte des déchets, station d’épuration, associations sportives, et depuis peu navette gratuite pour se déplacer à l’intérieur de la zone… la TFZ est une véritable ville. Depuis sa création, la zone franche d’exportation a connu une très forte croissance. « En dix ans, nous sommes passés d’une dizaine d’entreprises spécialisées dans le câblage et l’automobile à 550 sociétés œuvrant dans des domaines aussi variés que l’électronique ou le textile », se félicite Jamal Mikou, directeur général de Tanger Free Zone. Si l’automobile (Yazaki, Delphi…) et l’aéronautique (Daher, Tronico) font figure de précurseurs, d’autres activités leur ont rapidement emboîté le pas, à l’image des secteurs de la maintenance informatique, des systèmes d’information ou encore de la finance. Le parc industriel tangérois abrite à l’heure actuelle des entreprises de treize nationalités : en majorité françaises et espagnoles,maiségalement marocaines, italiennes, américaines et japonaises, séduites par les nombreux avantages liés au statut de la zone franche, comme l’exonération des droits de douanes et le régime fiscal attractif. Les sociétés viennent aussi y chercher une main-d’œuvre nombreuse et qualifiée, notamment les équipementiers automobiles qui disposent d’un centre de formation sur place. Autres atouts et non des moindres, la proximité de l’Europe et la présence d’infrastructures toutes proches : l’aéroport Ibn Battouta, l’autoroute reliant Tanger à Rabat, Casablanca, Marrakech et Agadir, et bien sûr le nouveau port de Tanger Med. La zone franche d’exportation ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Pour faire face à la future demande, le site de Tanger a d’ores et déjà prévu une deuxième entrée sur la route de Sidi Kacem, ainsi qu’une réserve foncière d’une centaine d’hectares attenants à son emplacement actuel afin de pouvoir s’agrandir. Tanger Free Zone se développe d’autre part à l’extérieur de la ville du Détroit, en particulier autour de Tanger Med et de la future usine Renault de Melloussa, qui doit donner naissance au Tanger Med Automotive. Tétouan n’est pas en reste avec Tetuan Shore, zone dédiée à l’offshoring et dont les travaux sont en cours. Une zone franche commerciale doit de son côté voir le jour à Fnideq. À terme, TFZ devrait s’étendre sur une surface totale de 5 000 hectares.

La TFZ en chiffres

300 : c’est le nombre d’entreprises déjà en activité sur le site de Tanger Free Zone, parmi les 550 sociétés qui ont prévu de s’y implanter. 50 000 salariés y travaillent chaque jour ; un chiffre qui pourrait bientôt passer à 60 000. Au plan financier, les investissements augmentent chaque année et ont atteint 6 milliards de dirhams en 2009. Une bonne santé qui lui a valu d’être classée récemment 8e au rang des zones franches mondiales par le magazine Foreign Direct Investment, du groupe Financial Times. À noter enfin que la TFZ occupe actuellement 345 hectares sur les 500 disponibles à Tanger et les 5 000 hectares destinés à l’ensemble des différents parcs de la région du Nord.

vendredi 10 décembre 2010

Alstom: signature d'un contrat de 400 millions d'euros pour des TGV au Maroc

Le groupe français Alstom a annoncé vendredi la signature à Tanger d'un contrat de près de 400 millions d'euros pour la fourniture de 14 rames de TGV au Maroc, qui doivent être mises en service en décembre 2015 sur l'axe Tanger-c.

Les trains seront exploités à 320 km/h sur la première section de 200 km de la ligne à grande vitesse marocaine entre Tanger et Kenitra, puis elles rejoindront Casablanca en empruntant le réseau classique, où elles circuleront à 160 km/h ou à 220 km/h “selon la vitesse d?exploitation prévue par le client marocain en 2015″, a expliqué Alstom.

Les 14 rames seront conçues et fabriquées principalement en France dans les sites d?Alstom Transport. Motrices et rames seront livrées séparément à un atelier de l'ONCF situé près de Tanger, où elles seront assemblées en trains.
Le contrat, qui porte sur la fourniture de 14 rames à deux niveaux (Duplex), a été signé par le ministre marocain de l'Equipement et des Transports Karim Ghellab, le directeur général de l?Office national des chemins de fer marocain (ONCF) Mohamed Rabie Khlie et, côté français, par le PDG d'Alstom Patrick Kron et le président d'Alstom Transport Philippe Mellier, en présence du roi du Maroc Mohammed VI.

Source: AFP

L’empreinte historique des juifs de Tanger

La présence de Marocains de confession juive à Tanger a marqué la mémoire historique tangéroise à travers d’anciennes constructions et sites historiques qui trônent toujours parmi d’autres monuments de la ville.

Une tournée dans la plupart des quartiers de la perle du Nord montre et démontre cette empreinte historique juive. Un nombre important d’anciens bâtiments et immeubles y ont été la propriété de Marocains de confession juive «surtout que nombre de riches juifs ont réussi, dans le passé, dans l’achat et la vente de biens immobiliers», précise-t-on. Tanger manque d’un mellah traditionnel, contrairement aux anciennes villes marocaines telles que Fès, Marrakech, Essaouira, Tétouan ou Meknès. Cependant, la perle du Nord englobe un certain nombre d’anciennes constructions et lieux de culte dont quelques-uns remontent à des siècles. Il y a même une rivière qui est connue officiellement par l’Oued Lihoud. «La rivière juive doit cette appellation à la traversée du détroit en 1492 par les juifs, pourchassés à l’époque par l’Espagne. Ils ont fait ainsi leur passage par l’Oued Lihoud qui porte, depuis, ce nom», indique Rachel Muyal, libraire à la retraite. Par ailleurs, le nombre de juifs a augmenté dans les années 20 et plus précisément lorsque Tanger devint, en 1923, ville internationale. La communauté juive se chiffrait, à cette date, à quelque 15.000 pour atteindre en 1955 le nombre de 17.000. «Cette communauté était bien structurée et organisée. Les riches veillaient sur les pauvres», se souvient Mme Muyal. La ville de Tanger, à elle seule, comptait autrefois dix-sept synagogues. Il n’en reste actuellement que sept dont les synagogues Suiri, Bengio, Nahon et Chaar Raphaël. Cette dernière, qui a été rénovée, surplombe le grand boulevard Pasteur. Elle est la seule synagogue ouverte à la prière pour un nombre très réduit de juifs de Tanger. «Le nombre de juifs s’élève actuellement à 75 dont la moyenne d’âge se situe entre 80 et 85 ans. Une quinzaine d’entre eux réside dans une résidence pour personnes âgées. Nous trouvons, de ce fait, des difficultés à effectuer la prière collective, qui exige la présence d’au moins dix fidèles», explique Mme Muyal. Se distinguant par son architecture spécifique, la synagogue Chaar Raphaël est très visitée par les juifs d’origine tangéroise qui résident à l’étranger. Ceux-ci ne peuvent pas venir à Tanger sans rendre visite au plus vieux cimetière juif de la ville. Situé à la rue du Portugal, ce cimetière qui connaît actuellement de grands travaux de réaménagement et de nettoyage des tombes occupe un beau site. Lequel jouit d’une belle vue sur la mer. Ce cimetière qui se situe parmi les premiers bâtiments construits à l’extérieur des remparts de l’ancienne médina se trouve en face du célèbre souk Fendak Chejra. Les visiteurs de cet endroit peuvent découvrir les tombes des juifs ayant été très connus à Tanger, considérée à l’époque comme capitale diplomatique. Le second cimetière juif de la ville, sis à la route de Rabat, s’étend sur une superficie d’environ 10.000 m². Il a déjà bénéficié de travaux de réaménagement. Les anciens Tangérois se rappellent des rites funéraires pratiqués à l’époque et suite au décès d’un juif. Ils soulignent la grande mobilisation et solidarité qui existaient entre les membres de la communauté juive tangéroise. «Nous nous connaissions tous. Je me souviens d’un cortège funéraire juif, auquel je prenais part. La forte présence que connaissait cet événement funéraire provoqua l’arrêt de la circulation», raconte Mme Muyal. Pas loin du premier et vieux cimetière juif de Tanger, se trouve l’ancienne synagogue Nahon. Construite en 1876, celle-ci- qui a été rénovée en 1994- vient d’être convertie en un musée. Il comporte des objets de culte hérités des anciennes synagogues, qui sont actuellement fermées ou n’existent plus. Les visiteurs peuvent y découvrir des lustres anciens, des verres utilisés par des saints juifs, des tableaux brodés en hébreu.Outre les synagogues et les cimetières, Tanger compte plusieurs monuments juifs dont des anciennes résidences et des écoles, qui accueillent actuellement des élèves de confession musulmane. D’ailleurs, la récente démolition de l’ancien hôpital juif Benchimol, construit en 1889, a provoqué la colère et l’indignation de toute la communauté juive mais aussi de tout le reste des Tangérois. Destiné à la communauté juive de l’époque, cet hôpital accueillait également les autres habitants de la ville de confessions aussi bien musulmane que chrétienne. Certes, les anciens juifs tangérois avaient de grandes choses à partager avec leurs concitoyens musulmans, à savoir leurs styles vestimentaires et gastronomiques. «Nous partageons certaines recettes avec une petite différence tel que le couscous que nous servons dans nos habitudes juives sucré et à la cannelle», dit Mme Muyal. Les anciens juifs de Tanger se distinguaient également par leurs anciennes traditions et coutumes. Toutes leurs fêtes aussi bien religieuses que familiales ont été célébrées suivant les rites religieux juifs. D’anciens fours publics de l’ancienne médina ont été réputés pour la cuisson des repas traditionnels du jour du Sabbat notamment la Skhina, la Dafina et l’Orissa. Ils ne désemplissaient pas à cette occasion de plateaux de ces délices gastronomiques tangérois, qui comportaient des inscriptions ou des signes désignant des familles juives. Les noms de ces familles juives sont toujours retenus par les anciens Tangérois. Ce qui affirme cette coexistence qui a toujours régné entre les trois religions monothéistes à Tanger.

Source: aujourdhui.ma