jeudi 5 septembre 2013

Tanger City Center marque le retour de l'hôtel Hilton au Maroc

La chaîne hôtelière américaine revient au Maroc avec deux hôtels en 2014 et 2015. Ces nouveaux hôtels font partie de Tanger City Center, un programme immobilier à 2,2 milliards de DH dont les premiers appartements seront livrés à la fin de l'année.

Le Tanger City Center est un projet de plus de 2,2 milliards Dhs et 236 000 m² couverts. La chaîne hôtelière de Hilton va y gérer 2 unités dès 2014.

«Au sujet de la livraison des appartements à Tanger city center, les travaux avancent selon le calendrier prévu». C’est en ces termes « précis » que la responsable de la communication chez inveravante,  Belen Rey, confirme à que l’un des plus grands projets immobiliers à Tanger depuis l’année 2007 est sur sa dernière ligne droite. Le programme a un coût de 2,2 milliards DH et couvre 236 000 m².

Lancé juste avant le début de la crise immobilière de 2008, le projet avait dû freiner ses ambitions en termes de rythme de ventes et de calendrier de construction. Dans le même temps, Inveravante lançait le projet Anfa Place sur la corniche casablancaise, un projet  jugé plus rentable sur le court terme en raison de la meilleure tenue du marché immobilier casablancais.

Les premiers appartements Tanger city center livrés en fin d’année

Tanger City Center doit être complètement achevé à fin de 2014, l’ensemble du projet comprend un total de 236.000 m2 pour un coût global du projet est estimé à  190 millions d’euros, environ 2,2 milliards de DH avec certaines tours qui atteignent  les 20 étages.
Le projet comprend 803 appartements a tanger, 2 hôtels d’un total de 500 chambres, 10.000 m² de bureaux et des superficies commerciales de 32.000 m² réparties sur 3 étages ainsi qu’un centre commercial. Vendus sur plan à 10 à 11.000 Dhs/m² il y a 3-4 ans, « les appartements se négocient aujourd’hui à 15-16.000 DH/m² » selon le service commercial.

Le Tanger City Center jouit d’un emplacement particulièrement avantageux à de nombreux égards. Il est situé juste en face de l’actuelle gare ferroviaire et future gare du TGV, au cœur de la baie à une centaine de mètres du bord de mer.

Deux hôtels Hilton ouvriront dans 6 mois

L’ensemble du projet Tanger city center, outre le résidentiel et les bureaux, doit accueillir dès le mois de décembre 2014 le premier hôtel Hilton de Tanger, et le premier du Maroc, depuis que la chaîne a quitté Rabat à la fin des années 2000.  Depuis juillet 2012, Inveravante et  les Américains de Hilton Worldwide sont liés par un contrat qui prévoit l’ouverture en décembre 2014 d’un Hilton Garden Inn de 323 chambres dont une dizaine de suites familiales dans le style du Suitehotel de Novotel,  avec centre d’affaires et restaurants.  Selon un communiqué de Hilton Garden Inn, « cet établissement marque l’arrivée de la marque au Maghreb et en Afrique du Nord ».

L’ouverture d’un Hilton Hotel & Residence de 182 chambres, 19 suites et 68 appartements hôteliers  est prévue pour  juin 2015.

Basée à La Corogne, Inveravante est un holding présent dans le secteur immobilier et, de plus en plus, dans les énergies renouvelables. Il est dirigé par Manuel Jose Capellan un ancien actionnaire du promoteur Fadesa qui avait fait faillite après la chute brutale du secteur immobilier espagnol en 2008-2009.

lundi 14 février 2011

Rapport Tanger Port prospective d'un territoire en mutation

Tangier-Ports : Prospects of a changing territory

Résumé

La ville de Tanger, et à travers elle tout le pôle tangérois, ne cesse de connaitre de profondes métamorphoses sur tous les plans. Une décennie de transformations en profondeur appelle tous les intervenants, territoriaux et sectoriaux sur les échelles locale, régionale et nationale, à adopter une démarche prospective, intelligente, proactive, globale et durable pour espérer baliser et anticiper le « futur commun ».

Annonce

La ville de Tanger, et à travers elle tout le pôle tangérois, ne cesse de connaitre de profondes métamorphoses sur tous les plans. Une décennie de transformations en profondeur appelle tous les intervenants, territoriaux et sectoriaux sur toutes les échelles locale, régionale et nationale, à adopter une démarche prospective, intelligente, proactive, globale et durable pour espérer baliser et anticiper le « futur commun ».

Une géographie changeante à travers de nouveaux ports, de nouvelles zones industrielles, de nouvelles zones urbaines, de nouveaux projets structurants, de nouvelles fonctions économico-territoriales, de nouveaux dispositifs régaliens (découpage administratif, régionalisation avancée, déconcentration, décentralisation, gouvernance), nous interpelle en profondeur, académiciens, Etat, administrations et professionnels, à réfléchir ensemble à une conversion en douceur de notre territoire tangérois, dans les meilleures conditions de gouvernance et de durabilité.

A termes, avec l’accomplissement des édifices portuaires de Tanger-ville et de Tanger-Med, le territoire tangérois se positionnera par excellence comme première place industrialo-portuaire et de loisir en méditerranée. Cette métamorphose ne peut se passer sans impacts sur les différents volets qui font la quotidienneté tangéroise sur tous les plans : urbain, architectural, administratif, économique, démographique, social, sociologique, environnemental, spatial, territorial, stratégique, géostratégique, éducatif, moral et éthique.

Le présent colloque invite à réfléchir ensemble pour esquisser une sorte de feuille de route, voire une charte, de développement global et durable de notre territoire tangérois.

Axes et thèmes

L’approche des différentes questions relatives à la problématique Tanger-Ports se ferra à travers les axes suivants :

Gouvernance et modes de gestion du pôle portuaire tangérois :

- Quelle représentativité des acteurs portuaires (Autorité portuaire, Opérateurs portuaires, Industriels, personnel, …) dans la gestion des affaires locales ?
- Quel rôle pour les représentants locaux (élus et société civile) dans la définition des stratégies de développement de la place portuaire tangéroise (choix des lieux des investissements, définition des spécialités territoriales, préservation du patrimoine, …) ?
- Quels profils pour la gestion des places portuaires ?
- Comment financer les interactions et les interférences Port-Territoire (infrastructures, pollution, coût social…) ?

paysage urbain et architectural de la place portuaire tangéroise

- Quel avenir urbain pour la place portuaire tangéroise ?
- Comment concilier volontarisme (plans d’urbanisme) et évolutionnisme du paysage urbain tangérois ?
- Comment intégrer durablement l’armature urbaine tangéroise du point de vue économique, paysagiste, fonctionnel, architectural et environnemental ?
- Comment habiter, travailler, se déplacer et circuler dans le pôle portuaire tangérois ?

Profil économique de la place portuaire tangéroise

- Comment se forger une spécialité économique susceptible de servir d’externalité spatiale positive à même de renforcer l’image marketing territoriale de Tanger ?
- Comment intégrer les spécialités portuaires (transbordement, RORO, paquebot) des pôles tangérois aux spécialités économiques territoriales (industrie et tourisme divers) ?
- Comment faire des ressources humaines locales un élément de compétitivité de la place portuaire tangéroise ?
- Comment promouvoir la destination Tanger ?

mercredi 9 février 2011

La pénurie de terrain industriel à Tanger engendre l'apparition de zones

Le mètre carré destiné à un usage industriel se négocie entre 1 500 et 2 000 DH. Les entreprises commencent à s'implanter dans des zones non aménagées à la périphérie de la ville.

Trente ans après la création de la première zone industrielle de la région à Moghogha, plus connue sous le nom de zone de l’Association de la zone industrielle de Tanger (Azit), sur la route menant de Tanger à Tétouan et la laborieuse mise en œuvre de Tanger Free Zone (TFZ) - 4 cérémonies d’inauguration entre 1995 et 2000-, le spectre de la pénurie de terrain industriel plane à nouveau sur la ville du détroit. Selon des sources administratives haut placées, «il n’existe plus de terrains industriels disponibles à l’heure actuelle à Tanger, sauf à TFZ qui est exclusivement dédiée aux industries exportatrices». Passée, en 10 ans, de 260 à 385 ha, TFZ, dont la superficie sera portée à 500 hectares, accueillera notamment les industries (une quinzaine d’entreprises des secteurs du textile et de l’agroalimentaire) auparavant actives au sein de la zone franche du port de Tanger devant disparaître d’ici fin 2012 pour faire place au projet de transformation du port du centre-ville en port de plaisance et de croisières.

A ce jour, la zone industrielle de Gzénaya de 130 ha aménagée par la Compagnie générale immobilière (CGI) en 1996 et située face à TFZ est saturée. Idem pour la zone de Moghogha qui s’étend sur 120 ha.

Les autorités administratives et locales ont été prises de court

A son ouverture, cette zone, bien organisée grâce à un syndic dynamique, avait été très vite occupée par de nombreux industriels et investisseurs attirés notamment par la fiscalité avantageuse de Tanger.

Quant à la zone de Melloussa, au sud de Ksar Sghir, elle n’est pas encore prête. Cette situation de pénurie, qui avait déjà prévalu à Tanger durant une vingtaine d’années entre le moment du démarrage de la zone de Moghogha et les débuts de TFZ en 2000, s’est reproduite de fait depuis deux à trois ans. Elle s’est manifestée par une multiplication des implantations le long de la route intérieure vers Asilah et Had Gharbia ou sur l’axe Tanger-Tétouan. Il y a désormais création de ce que l’on appelle des zones industrielles «grises», c’est-à-dire des zones accueillant des industries en zones rurales non aménagées (absence de réseau d’assainissement, de réseau électrique et de sécurité). Le fabricant de planchers Sadet est ainsi installé sur une petite route perpendiculaire à l’axe Tanger-Tétouan. Le fabricant de sacs en jute et en matières synthétiques, la Compagnie industrielle des fibres (CIF), ainsi qu’un céramiste et une unité de menuiserie en aluminium sont installés sur la route intérieure qui mène de Tanger à Asilah.

Il semble qu’hormis les investissements destinés à l’exportation, les services de planification de la wilaya et du ministère du commerce et de l’industrie n’aient pas vu venir à temps cette pénurie. A moins que ce ne soit la bulle immobilière qui ait masqué les besoins potentiels des investisseurs industriels. Aujourd’hui le mètre carré destiné à un usage industriel se négocie entre 1 500 et 2 000 DH autour de Tanger. C’est la même situation qu’il y a une douzaine d’années, lorsque le foncier industriel était vendu plus cher que le foncier pour villas. En 1998, on en était à 700 DH/m2 contre 500 DH/m2.

Les terrains pour projets touristiques ou immobiliers font aussi défaut

Les terrains à usage industriel ne sont pas les seuls qui manquent aujourd’hui à Tanger, selon des sources bien informées. Dans un périmètre de 40 km à la ronde, les terrains publics pour des investissements touristiques ou immobiliers semblent épuisés et le peu qui reste est jalousement gardé... en réserve.

L’une des réactions locales à cette situation a été la tenue d’une réunion regroupant le maire, le président de la Chambre de commerce de Tanger et les services du CRI et de la wilaya. Un accord de principe a été dégagé pour lancer aussitôt que possible les premiers travaux de prospection pour créer de nouvelles zones d’activité. Ce besoin coïncide également avec la décision d’encourager les petites industries et ateliers artisanaux et métallurgiques établis dans les quartiers résidentiels à migrer vers la périphérie principalement pour des raisons de sécurité et d’amélioration de la vie en ville et dans les quartiers populaires.

TMSA, l’autorité portuaire et aménageur de Tanger Med, devrait être sollicité pour mettre à la disposition de la mairie et de la Chambre de commerce de Tanger des terrains pour ces nouveaux projets. L’an dernier, les concepteurs du port Tanger Med et de TFZ avaient réservé 5 000 hectares de terrains autour du nouveau port pour les futurs besoins industriels et logistiques de la région.

Modèles : Tanger free zone, un exemple pour les futures P2I

Tanger free zone est depuis l’an dernier classée au 8e rang mondial des meilleures zones franches, selon le magazine FDI, Foreign Direct Investment. Opérationnelle depuis exactement dix ans, TFZ est un modèle de réussite avec ses 45 000 salariés et ses investissements cumulés de 550 millions d’euros (6 milliards de DH) en 10 ans. Un vrai guichet unique, un accueil de qualité pour les investisseurs, une connexion au réseau autoroutier et au port de Tanger Med, des services en termes de sécurité et de santé expliquent, entre autres, cette réussite. La zone dispose même de lignes dédiées de transport par autobus, de restaurants et d’un hôtel attenant. Le ministère de l’industrie a d’ailleurs créé une cellule dédiée chargée d’étudier les modalités de fonctionnement de TFZ pour en transposer les aspects positifs et adaptables aux futurs plateformes industrielles intégrées (P2I), prévues par le plan national pour l’émergence industrielle.

vendredi 4 février 2011

Tanger Free Zone: 7 milliards d’investissements et 54.000 emplois en 2010

Tanger Free Zone, la zone franche de Tanger, a connu une année record en 2010 avec 7 milliards de dirhams d’investissements et pas moins de 54.000 nouveaux emplois.

L’année 2010 a également été marquée par la création d’une clinique et d’un poste de la protection civile dans la zone, qui doit sa croissance exceptionnelle à l’arrivée de l’usine Renault. Celle-ci est en effet à l’origine de l’implantation de nombreux acteurs du secteur automobile, à qui une partie de TFZ a d’ailleurs été dédiée.

Tanger Free Zone, qui devrait accueillir courant 2011 les opérateurs de la zone franche portuaire de Tanger, devrait être dotée cette année de nouveaux parkings et d’espaces pour les chauffeurs de camions, avec douches, cafétérias et magasins. Une mesure non négligeable quant on sait que la zone accueille quotidiennement plus de 200 camions et que ce nombre devrait doubler avec la mise en service de l’usine Renault en 2012.

TFZ accueille à ce jour 570 entreprises marocaines et étrangères, évoluant dans les secteurs de l’automobile, de l’agroalimentaire et de l’aéronautique.

mardi 1 février 2011

Le complexe portuaire Tanger-Med consolide sa position sur le marché du conteneur et s'ouvre à de nouvelles activités

Rabat- Le complexe portuaire Tanger Med a consolidé en 2010 sa position sur le marché du conteneur, avec plus de 2 millions d'EVP (Equivalent Vingt Pieds) manutentionnés, indique lundi un communiqué rendu public par Tanger-Med Port Auhority, concernant le bilan d'activités de ce complexe portuaire.

L'année 2010 a été également marquée par l'ouverture sur de nouvelles activités avec le démarrage de Tanger Med Passagers et le transfert définitif des trafics Marchandises Diverses du port de Tanger Ville.

Le complexe portuaire Tanger Med a traité durant l'année 2010 un trafic global de 23 millions de tonnes, soit le double du trafic traité en 2009, dont 90% de marchandises conteneurisées.

L'activité conteneurs de Tanger Med, avec 2.058.430 EVP manutentionnés en 2010, représente près de 70 % du volume national, enregistrant une progression de 68,4% par rapport à 2009.

Cette hausse s'explique d'abord par le dynamisme du trafic conteneurisé à l'échelle mondiale qui a connu une croissance estimée à +10,8% par rapport à 2009.

Elle s'explique aussi par la montée en puissance progressive des 2 terminaux à conteneurs du port, qui ont atteint un taux d'utilisation de leur capacité nominale de près de 70%.

Tanger Med confirme, ainsi, après quelques années d'exploitation seulement, sa place parmi les ports de transbordement leaders en Méditerranée. Cette performance résulte également de la présence de grands acteurs maritimes opérant sur le port: APM Terminals et Eurogate pour la gestion des terminaux et les quatre armateurs majeurs que sont Maersk Line, CMA CGM, Delmas et MOL qui assurent une large couverture des principales lignes Est-Ouest et des lignes desservant l'Afrique.

En conséquence, le port a pu consolider ses lignes régulières et offre 48 services maritimes réguliers (contre 35 seulement en 2009), reliant Tanger Med à 120 ports internationaux, dont 37 en Europe, 31 en Asie, 30 en Afrique, 16 en Amérique du Sud et 6 en Amérique du Nord.

Enfin, ce sont 1.841 navires porte-conteneurs qui ont fait escale à Tanger Med, dont 125 "megacarriers" d'une capacité supérieure à 8.000 EVP.

Par ailleurs, le trafic Import-Export a augmenté de 18% par rapport à 2009, avec 54.397 EVP. Ce chiffre, soit 2,6% du trafic conteneurs du port, bien qu'encore modeste compte tenu des ambitions affichées, demeure en ligne avec la montée en puissance progressive de la desserte ferroviaire de Tanger Med, qui reste un levier essentiel pour le développement de ce trafic stratégique.

L'année 2010 a été marquée aussi par l'entrée en exploitation du port Tanger Med Passagers, inauguré le 30 juin par SM le Roi Mohammed VI.

Initié au mois de mai 2010, le transfert des trafics Passagers et Roulier du port de Tanger Ville vers Tanger Med Passagers s'est achevé le 15 janvier 2011, avec le transfert de la totalité des lignes Ferries et Fast Ferries desservant Algésiras, Sète, Barcelone et Gênes.

A fin 2010, ce sont 1.156.731 passagers, 384.667 véhicules et 5.010 autocars qui ont transité par Tanger Med Passagers. Ainsi, la part du trafic Détroit de et vers Tanger, a augmenté de 5,4%. Elle représente près de 60% de l'ensemble du trafic Détroit, contre 56% un an auparavant.

Le trafic roulier s'est élevé, quant à lui, à 99.518 unités TIR contre 34.555 en 2009.

S'agissant des activités marchandises diverses du port de Tanger ville, elles ont été transférées, dans leur totalité, vers Tanger Med à partir de novembre 2010, marquant ainsi le démarrage du terminal marchandises diverses du port.

Ce terminal, opéré en partenariat avec Marsa Maroc dans le cadre d'un accord de sous-traitance, vise surtout à accompagner le développement de l'activité des industriels installés dans l'hinterland immédiat de Tanger Med.

Le chiffre d'affaires du port, constitué principalement des redevances dues par les concessionnaires et des droits de port sur navires et marchandises, a atteint 682 millions de dirhams, soit le double du chiffre d'affaires réalisé en 2009.

Dans un contexte de reprise du trafic maritime mondial, les perspectives 2011 du complexe portuaire Tanger-Med prévoient la poursuite de la montée en puissance de ses activités, tablant sur une progression significative de son trafic conteneur.

Le trafic Passagers devrait, pour sa part, connaître une croissance de près de 65% pour atteindre les 2 millions de passagers.

L'ensemble du trafic TIR du Détroit qui est désormais opéré en totalité à Tanger Med devrait croître d'environ 50%.

Premier port marocain à être certifié ISO 9001-V2008 pour l'accueil des navires, Tanger Med prévoit, par ailleurs, d'élargir le périmètre de certification aux activités du port Passagers et Roulier ainsi qu'au terminal Marchandises Diverses.

Enfin, dans une logique de perfectionnement continu, l'autorité portuaire de Tanger Med a érigé au rang de ses priorités pour 2011, la mise en place de nouveaux aménagements et services à destination des passagers, dans le souci de répondre aux meilleurs standards en la matière.

Source: MAP

mercredi 12 janvier 2011

Immobilier au Maroc, génération d'habitat social

Le gouvernement marocain mettra en ouvre à partir de cette année un nouveau dispositif de relance de l'habitat social.

"A partir de 2011, et avec nos 70.000 mises en chantier de production de logement social, nous aurons avec les nouveaux cahiers de charges qui lient l'Etat et les promoteurs immobiliers, une nouvelle génération de l'habitat social", a déclaré Ahmed Taoufiq Hejira, ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'Espace dans une interview publiée par le journal marocain Le Matin.

Le programme de logement social à 200.000 DH a atteint 70% de sa population cible, a précisé le ministre citant une étude de la Banque Mondiale.

Dans ce contexte, "le nouveau modèle s'est construit sur les acquis et les solutions aux dysfonctionnements avec des engagements du promoteur et du client", a indiqué le ministre.

En pratique, le client qui acquiert un logement social devra habiter la ville où il souhaite acheter. Il ne pourra acquérir qu'un seul logement qui ne pourra être vendu qu'après une période de 4 années. L'acquéreur devra obligatoirement passer par un notaire pour conclure la transaction. Le promoteur, quant à lui, va profiter de l'exonération de la TVA par le biais du notaire mais sera désormais obligé de tenir un cahier de chantier pour déterminer les responsabilités de chaque intervenant et de faire appel à un bureau de contrôle technique. Il devra respecter une surface minimum de 50 m2 et les critères de développement durable.

"Cela augure pour 2011 d'une reprise du secteur de l'immobilier, on le voit déjà à travers les mises en chantier réalisés en 2009 et 2010 qui verront les livraisons des logements à 250.000 DH", a souligné le ministre de l’Habitat.

Source: Le Matin

lundi 3 janvier 2011

Tanger, 4ème destination touristique nationale

La ville de Tanger s'est hissée au rang de 4ème destination touristique au Maroc à la fin du 3ème trimestre 2010, après avoir occupé la 5ème place en 2009, selon les données de l'Observatoire du tourisme.

La ville du Détroit, qui a réalisé 5 pc des nuitées touristiques enregistrées au niveau national entre janvier et septembre derniers, arrive derrière Marrakech, Agadir et Casablanca, et devant Fès (4 pc).

Les hô tels classés de Tanger ont enregistré, durant cette période, 630.131 nuitées, contre 553.527 nuitées au cours de la même période de 2009, soit une hausse de 14 pc, supérieure à celle enregistrée au niveau national (+11 pc), précise l'Observatoire.

Concernant le taux d'occupation des chambres, la ville du détroit a enregistré durant les neuf premiers mois de 2010, un taux de 53 pc, soit une légère baisse par rapport à la même période de 2009 (54 pc).

Les performances du secteur touristique à Tanger ont été accompagnées par une forte croissance du trafic aérien. L'aéroport de Tanger-Ibn Battouta ayant enregistré, durant les trois premiers trimestres de l'année écoulée, l'arrivée de 535.618 passagers sur les vols internationaux, contre 437.614 passagers durant la même période de 2009.

La ville de Marrakech continue de trôner en tête des destinations touristiques marocaines avec 35 pc des nuitées, suivie d'Agadir (27 pc) et de Casablanca (9 pc).

jeudi 30 décembre 2010

Le port Tanger Med double son trafic

Le port Tanger Med a vu passer à fin novembre dernier, 1,8 millions de conteneurs et 84.000 unités de remorques TIR (Transport International Routier), pour un volume global traité de 20,5 millions de tonnes.

L’activité du port quant à elle, a atteint un million de passagers et quelque 349.000 voitures ont transitées par Tanger Med sur la même période.

Situé sur la seconde voie maritime la plus fréquentée au monde, le Détroit de Gibraltar, Tanger Med est appelé à devenir l’un des plus importants ports du bassin méditerranéen et d’Afrique à l’horizon 2014.

jeudi 16 décembre 2010

Réduction d'impôts, abattements, exonération d'ISF.. Le Royaume fait tout pour inciter les retraités français à venir s'installer

Paris, 8 heures du matin. La capitale a du mal à se remettre d'une tempête de neige jamais vue depuis 1987. Routes bloquées, transports en commun perturbés, sortir de chez soi relève du parcours du combattant. Trois heures de vol plus tard, le Maroc apparaît : grand ciel bleu, 29 degrés.

Pas étonnant que « le secteur immobilier marocain est en effervescence depuis dix ans, malgré une année 2009 difficile », note Julien Riedinger, senior Manager chez Altime Charles Riley. En partie parce que les pouvoirs publics du royaume ont lancé un ensemble de mesures fiscales visant à attirer les investisseurs immobiliers européens. Et notamment les retraités français, puisque 2 sur 10 partent s'installer à l'étranger. Et le Maroc est la destination favorite, après les Dom Tom.

Tout d'abord, l'impôt sur le revenu bénéficie de deux avantages : un abattement de 40 % sur la pension retraite et une réduction de 80 % sur l'impôt restant dû. Mais attention, ce dispositif ne s'applique qu'aux pensions perçues depuis la France. Le retraité sera également gagnant côté ISF, « puisque la convention fiscale internationale franco-marocaine n'intègre pas cet impôt dans son champ d'application et que le Maroc ne l'a pas », poursuit Ghali Chraïbi directeur général de Cafpi Maroc.

Malgré ces atouts, nombre de particuliers sont encore réticents à franchir le pas, échaudés par les histoires de corruption et les escroqueries qui ont fleuries il y a quelques années. Ceux qui préfèrent traiter avec une marque ayant pignon sur rue en France pourront s'adresser par exemple à Cafpi, un des quatre plus gros courtiers en crédit immobilier, qui se sont installés au Maroc avec une équipe locale. Le groupe propose des financements jusqu'à 70 % de la valeur du bien aux étrangers non résidents et des prêts que l'on peut obtenir jusqu'à 73 ans. « Mais attention à toujours souscrire à un compte en devises convertibles afin de pouvoir récupérer son argent », prévient Ghali Chraïbi.

Parmi les sociétés françaises, le célèbre Pierre & Vacances s'intéresse également au Royaume. Un complexe, situé à Marrakech, à 10 minutes du centre et de l'aéroport, sortira de terre en 2013 avec piscine, golf, centre commercial, etc. Les prix des maisons et appartements se situeront entre 125.000 et 335.000 euros. Si l'on recherche plus de charme, au détriment du confort, mieux vaut s'orienter vers un beau riad. Mais les prix sont moins accessibles...

lundi 13 décembre 2010

Tanger Free Zone

Fruit d’un partenariat entre l’État marocain et des investisseurs privés, la Tanger Free Zone a été lancée en 1999 comme projet pilote à l’échelle du Royaume. En une décennie, elle a su attirer un demi-millier d’entreprises – de treize pays différents - qui emploient quelque 50 000 salariés. Résultat : le parc industriel se développe aujourd’hui au-delà de son site d’origine, du côté de Tanger Med mais aussi de Tétouan.

En passant à proximité de la Tanger Free Zone (TFZ), on est bien loin d’imaginer combien l’activité est intense derrière le poste de douane qui marque l’entrée. Pourtant, il n’y a qu’à observer chaque jour le ballet incessant des camions et du millier de minibus transportant le personnel pour se rendre compte de l’importance de ce pôle industriel qui s’étend sur plus de 300 hectares. Caserne de pompiers, clinique, système de collecte des déchets, station d’épuration, associations sportives, et depuis peu navette gratuite pour se déplacer à l’intérieur de la zone… la TFZ est une véritable ville. Depuis sa création, la zone franche d’exportation a connu une très forte croissance. « En dix ans, nous sommes passés d’une dizaine d’entreprises spécialisées dans le câblage et l’automobile à 550 sociétés œuvrant dans des domaines aussi variés que l’électronique ou le textile », se félicite Jamal Mikou, directeur général de Tanger Free Zone. Si l’automobile (Yazaki, Delphi…) et l’aéronautique (Daher, Tronico) font figure de précurseurs, d’autres activités leur ont rapidement emboîté le pas, à l’image des secteurs de la maintenance informatique, des systèmes d’information ou encore de la finance. Le parc industriel tangérois abrite à l’heure actuelle des entreprises de treize nationalités : en majorité françaises et espagnoles,maiségalement marocaines, italiennes, américaines et japonaises, séduites par les nombreux avantages liés au statut de la zone franche, comme l’exonération des droits de douanes et le régime fiscal attractif. Les sociétés viennent aussi y chercher une main-d’œuvre nombreuse et qualifiée, notamment les équipementiers automobiles qui disposent d’un centre de formation sur place. Autres atouts et non des moindres, la proximité de l’Europe et la présence d’infrastructures toutes proches : l’aéroport Ibn Battouta, l’autoroute reliant Tanger à Rabat, Casablanca, Marrakech et Agadir, et bien sûr le nouveau port de Tanger Med. La zone franche d’exportation ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Pour faire face à la future demande, le site de Tanger a d’ores et déjà prévu une deuxième entrée sur la route de Sidi Kacem, ainsi qu’une réserve foncière d’une centaine d’hectares attenants à son emplacement actuel afin de pouvoir s’agrandir. Tanger Free Zone se développe d’autre part à l’extérieur de la ville du Détroit, en particulier autour de Tanger Med et de la future usine Renault de Melloussa, qui doit donner naissance au Tanger Med Automotive. Tétouan n’est pas en reste avec Tetuan Shore, zone dédiée à l’offshoring et dont les travaux sont en cours. Une zone franche commerciale doit de son côté voir le jour à Fnideq. À terme, TFZ devrait s’étendre sur une surface totale de 5 000 hectares.

La TFZ en chiffres

300 : c’est le nombre d’entreprises déjà en activité sur le site de Tanger Free Zone, parmi les 550 sociétés qui ont prévu de s’y implanter. 50 000 salariés y travaillent chaque jour ; un chiffre qui pourrait bientôt passer à 60 000. Au plan financier, les investissements augmentent chaque année et ont atteint 6 milliards de dirhams en 2009. Une bonne santé qui lui a valu d’être classée récemment 8e au rang des zones franches mondiales par le magazine Foreign Direct Investment, du groupe Financial Times. À noter enfin que la TFZ occupe actuellement 345 hectares sur les 500 disponibles à Tanger et les 5 000 hectares destinés à l’ensemble des différents parcs de la région du Nord.

vendredi 10 décembre 2010

Alstom: signature d'un contrat de 400 millions d'euros pour des TGV au Maroc

Le groupe français Alstom a annoncé vendredi la signature à Tanger d'un contrat de près de 400 millions d'euros pour la fourniture de 14 rames de TGV au Maroc, qui doivent être mises en service en décembre 2015 sur l'axe Tanger-c.

Les trains seront exploités à 320 km/h sur la première section de 200 km de la ligne à grande vitesse marocaine entre Tanger et Kenitra, puis elles rejoindront Casablanca en empruntant le réseau classique, où elles circuleront à 160 km/h ou à 220 km/h “selon la vitesse d?exploitation prévue par le client marocain en 2015″, a expliqué Alstom.

Les 14 rames seront conçues et fabriquées principalement en France dans les sites d?Alstom Transport. Motrices et rames seront livrées séparément à un atelier de l'ONCF situé près de Tanger, où elles seront assemblées en trains.
Le contrat, qui porte sur la fourniture de 14 rames à deux niveaux (Duplex), a été signé par le ministre marocain de l'Equipement et des Transports Karim Ghellab, le directeur général de l?Office national des chemins de fer marocain (ONCF) Mohamed Rabie Khlie et, côté français, par le PDG d'Alstom Patrick Kron et le président d'Alstom Transport Philippe Mellier, en présence du roi du Maroc Mohammed VI.

Source: AFP

L’empreinte historique des juifs de Tanger

La présence de Marocains de confession juive à Tanger a marqué la mémoire historique tangéroise à travers d’anciennes constructions et sites historiques qui trônent toujours parmi d’autres monuments de la ville.

Une tournée dans la plupart des quartiers de la perle du Nord montre et démontre cette empreinte historique juive. Un nombre important d’anciens bâtiments et immeubles y ont été la propriété de Marocains de confession juive «surtout que nombre de riches juifs ont réussi, dans le passé, dans l’achat et la vente de biens immobiliers», précise-t-on. Tanger manque d’un mellah traditionnel, contrairement aux anciennes villes marocaines telles que Fès, Marrakech, Essaouira, Tétouan ou Meknès. Cependant, la perle du Nord englobe un certain nombre d’anciennes constructions et lieux de culte dont quelques-uns remontent à des siècles. Il y a même une rivière qui est connue officiellement par l’Oued Lihoud. «La rivière juive doit cette appellation à la traversée du détroit en 1492 par les juifs, pourchassés à l’époque par l’Espagne. Ils ont fait ainsi leur passage par l’Oued Lihoud qui porte, depuis, ce nom», indique Rachel Muyal, libraire à la retraite. Par ailleurs, le nombre de juifs a augmenté dans les années 20 et plus précisément lorsque Tanger devint, en 1923, ville internationale. La communauté juive se chiffrait, à cette date, à quelque 15.000 pour atteindre en 1955 le nombre de 17.000. «Cette communauté était bien structurée et organisée. Les riches veillaient sur les pauvres», se souvient Mme Muyal. La ville de Tanger, à elle seule, comptait autrefois dix-sept synagogues. Il n’en reste actuellement que sept dont les synagogues Suiri, Bengio, Nahon et Chaar Raphaël. Cette dernière, qui a été rénovée, surplombe le grand boulevard Pasteur. Elle est la seule synagogue ouverte à la prière pour un nombre très réduit de juifs de Tanger. «Le nombre de juifs s’élève actuellement à 75 dont la moyenne d’âge se situe entre 80 et 85 ans. Une quinzaine d’entre eux réside dans une résidence pour personnes âgées. Nous trouvons, de ce fait, des difficultés à effectuer la prière collective, qui exige la présence d’au moins dix fidèles», explique Mme Muyal. Se distinguant par son architecture spécifique, la synagogue Chaar Raphaël est très visitée par les juifs d’origine tangéroise qui résident à l’étranger. Ceux-ci ne peuvent pas venir à Tanger sans rendre visite au plus vieux cimetière juif de la ville. Situé à la rue du Portugal, ce cimetière qui connaît actuellement de grands travaux de réaménagement et de nettoyage des tombes occupe un beau site. Lequel jouit d’une belle vue sur la mer. Ce cimetière qui se situe parmi les premiers bâtiments construits à l’extérieur des remparts de l’ancienne médina se trouve en face du célèbre souk Fendak Chejra. Les visiteurs de cet endroit peuvent découvrir les tombes des juifs ayant été très connus à Tanger, considérée à l’époque comme capitale diplomatique. Le second cimetière juif de la ville, sis à la route de Rabat, s’étend sur une superficie d’environ 10.000 m². Il a déjà bénéficié de travaux de réaménagement. Les anciens Tangérois se rappellent des rites funéraires pratiqués à l’époque et suite au décès d’un juif. Ils soulignent la grande mobilisation et solidarité qui existaient entre les membres de la communauté juive tangéroise. «Nous nous connaissions tous. Je me souviens d’un cortège funéraire juif, auquel je prenais part. La forte présence que connaissait cet événement funéraire provoqua l’arrêt de la circulation», raconte Mme Muyal. Pas loin du premier et vieux cimetière juif de Tanger, se trouve l’ancienne synagogue Nahon. Construite en 1876, celle-ci- qui a été rénovée en 1994- vient d’être convertie en un musée. Il comporte des objets de culte hérités des anciennes synagogues, qui sont actuellement fermées ou n’existent plus. Les visiteurs peuvent y découvrir des lustres anciens, des verres utilisés par des saints juifs, des tableaux brodés en hébreu.Outre les synagogues et les cimetières, Tanger compte plusieurs monuments juifs dont des anciennes résidences et des écoles, qui accueillent actuellement des élèves de confession musulmane. D’ailleurs, la récente démolition de l’ancien hôpital juif Benchimol, construit en 1889, a provoqué la colère et l’indignation de toute la communauté juive mais aussi de tout le reste des Tangérois. Destiné à la communauté juive de l’époque, cet hôpital accueillait également les autres habitants de la ville de confessions aussi bien musulmane que chrétienne. Certes, les anciens juifs tangérois avaient de grandes choses à partager avec leurs concitoyens musulmans, à savoir leurs styles vestimentaires et gastronomiques. «Nous partageons certaines recettes avec une petite différence tel que le couscous que nous servons dans nos habitudes juives sucré et à la cannelle», dit Mme Muyal. Les anciens juifs de Tanger se distinguaient également par leurs anciennes traditions et coutumes. Toutes leurs fêtes aussi bien religieuses que familiales ont été célébrées suivant les rites religieux juifs. D’anciens fours publics de l’ancienne médina ont été réputés pour la cuisson des repas traditionnels du jour du Sabbat notamment la Skhina, la Dafina et l’Orissa. Ils ne désemplissaient pas à cette occasion de plateaux de ces délices gastronomiques tangérois, qui comportaient des inscriptions ou des signes désignant des familles juives. Les noms de ces familles juives sont toujours retenus par les anciens Tangérois. Ce qui affirme cette coexistence qui a toujours régné entre les trois religions monothéistes à Tanger.

Source: aujourdhui.ma

Activité Royale

S.M. le Roi préside la cérémonie de présentation du projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger ville, d'un coût global de 6,2 milliards de DH

• Le projet renforcera le positionnement de Tanger comme destination phare du tourisme de croisière et de plaisance en Méditerranée à l'horizon 2016.
• Le trafic visé est de 300.000 touristes en 2016 et 750.000 en 2020.
• La reconversion du site se fera dans le strict respect de l'environnement et de la riche histoire de la Cité du Détroit.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a présidé, jeudi au port de Tanger, la cérémonie de présentation du projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger ville, d'un coût global de 6,2 milliards de dirhams.

A cette occasion, le président-directeur général de la Société d'aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger ville, Abdelouafi Laftit, a présenté devant le Souverain les grandes lignes de ce projet structurant dont la réalisation des différents chantiers se fera d'une façon progressive à partir de mars 2011.

Portant sur une surface globale d'environ 84 hectares de terre-pleins, le projet vise à reconvertir le site en un port de plaisance et de croisière et à renforcer le positionnement touristique et culturel de la ville de Tanger à l'échelle internationale, dans le strict respect de l'environnement. Conformément aux Hautes orientations de S.M. le Roi, que Dieu l'assiste, ce projet permettra d'assurer une reconversion optimale du site à travers la création d'un lieu de vie dans le respect de la riche histoire de Tanger, l'intégration du port dans la cité et la promotion d'un développement respectueux de l'environnement.

Le projet, dont l'achèvement est prévu à fin 2016, a pour principales vocations de réaliser des plates-formes d'accueil portuaires d'envergure et de raffermir le positionnement de la cité en tant que destination touristique et culturelle phare de la Méditerranée.

La future zone portuaire offrira en effet d'importantes infrastructures dédiées à l'accueil des plus grands paquebots de croisière au monde, avec l'aménagement de trois postes à quai dédiés à cette activité, dont le plus grand sera d'une longueur de 360 m. Le trafic visé est de 300.000 touristes en 2016 et 750.000 en 2020.

Elle disposera, à l'horizon de 2016, de l'une des meilleures offres de service de la région grâce à la création d'une méga Marina.
Ces nouvelles installations de plaisance profiteront de l'important déficit de capacité d'accueil en Méditerranée, l'objectif essentiel étant de créer une offre globale de 1.610 anneaux en 2016 et d'atteindre à terme 3.000 anneaux en aménageant d'autres marinas sur la baie de Tanger.

Le projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger ville consiste, en outre, en la création d'un nouveau port pour améliorer les conditions de travail des professionnels et contribuer à l'essor de la filière pêche dans la région, sachant que les infrastructures actuelles du port de pêche sont saturées et freinent le développement du secteur.

Le nouveau port offrira quasiment le triple de la capacité des installations actuelles.
De même, il sera procédé à l'aménagement d'un terminal passager fast ferry comprenant trois postes à quai réservés à cette activité et une gare maritime remise à niveau et modernisée.

Plaçant la promotion de l'activité culturelle au rang des priorités, le projet prévoit la création d'un musée de 15.000 m2, sur le Boulevard Mohammed VI, ainsi qu'un palais des congrès de 1.500 places.
La nouvelle zone comprendra différents espaces à même d'accueillir des manifestations culturelles d'envergure, particulièrement un multiplexe cinématographique d'une superficie de 7.000 m2.

L'ambition à terme est d'augmenter de 20 % la capacité hôtelière actuelle de la ville, notamment sur les segments 4 et 5 étoiles. Il s'agit de la réalisation de trois hôtels et des résidences touristiques, implantés harmonieusement sur le site, devant offrir 1.600 lits supplémentaires.

Le projet prévoit également l'aménagement d'espaces publics de grande qualité environnementale sur une superficie de 30 hectares, en programmant quatre places et un parc proposant aux habitants et aux visiteurs de la ville des lieux de promenade à proximité de l'eau.

Le site reconverti sera desservi par un système de téléférique qui permettra une liaison directe entre le centre de la ville, la marina, le nouveau port de pêche et la Kasbah.

Il permettra des visites panoramiques sur la baie, le port et la médina. Avec son débit horaire de 2.800 personnes, le téléférique, système respectueux de l'environnement, sera le meilleur moyen de substitution aux modes de transports classiques.

Le projet prévoit le développement d'espaces de commerce et d'animation, sur une superficie de plancher de 42.000 m2, comprenant des zones commerciales et de restauration, des cafés restaurants et des lieux de services, en plus d'espaces résidentiels et de plateaux de bureaux.

L'aménagement du site se fera dans le respect de l'environnement. Il sera ainsi procédé au redéploiement du sable dragué, à l'occasion de la réalisation du nouveau port de plaisance, aux plages dégarnies de la baie de Tanger.
Le système de végétation du port reconverti sera composé d'espèces correspondant aux caractéristiques bioclimatiques de la région de Tanger.

Par ailleurs, des bâtiments emblématiques de la zone portuaire seront restaurés et reconvertis afin de sauvegarder l'esprit du site. De la même manière, les monuments attenants bénéficieront de travaux de restauration et de mise en valeur.

A l'issue de cette cérémonie, S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a effectué une visite en voiture de la zone portuaire de Tanger ville, objet du projet.
La Société d'aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger ville est dotée d'un capital de près de 600 millions de DH, dont 225 millions sous forme de contribution de l'Etat, 225 millions du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, 75 millions de la commune urbaine de Tanger, 50 millions de l'Agence nationale des ports et 25 millions de l'Agence de promotion et de développement économique et social des provinces et préfectures du Nord.

Sourde: LE MATIN

Tanger: Hausse de 17 pc des nuitées en octobre dernier

Les hôtels de la ville ont totalisé 74.897 nuitées en octobre 2010 contre 64.030 nuitées le même mois de l'année précédente, précise l'Observatoire, ajoutant que depuis le début de l'année 2010, Tanger a connu également une progression de 14 pc des nuitées par rapport à la même période de l'année 2009.

Les hôtels 3, 4 et 5 étoiles cumulent 85 pc des nuitées, ajoute la même source, précisant que ces catégories d'hôtels ont affiché des résultats contrastés, en terme de nuitées en comparaison avec octobre 2009 (+2 pc pour les 3 étoiles, +55 pc pour les 4 étoiles et +23 pc pour les 5 étoiles).

La hausse des nuitées en octobre dernier (+17 pc) s'explique par la croissance des nuitées enregistrée par les résidents (+19 pc) et par les principaux marchés étrangers, surtout français (+22 pc) et allemand (+67 pc).

jeudi 9 décembre 2010

Tanger La ville aux mille chantiers

-Remise à niveau urbaine, reconversion du port…
-Tanger Med véritable locomotive de développement


Tanger serait-elle à l’aube d’une nouvelle ère? Nul ne peut le prédire, mais la ville du détroit semble animée par un vent de relance depuis quelques mois. Sans aucun doute, c’est par la mer que la ville de Tanger voit arriver le développement. C’est le cas du port de Tanger-ville et de sa reconversion dont les travaux devraient être lancés incessamment.
Ce port, appelé à servir de cœur battant pour l’animation et le tourisme de la ville, devrait permettre de faire gagner des positions à Tanger en la projetant parmi les villes côtières les plus en vue de la Méditerranée, à l’image de Malaga au sud de l’Espagne. Le pari sur la croisière et les croisiéristes n’est d’ailleurs pas étranger à cette comparaison, vu que la ville de Malaga dispose d’un des premiers ports de croisière de l’ouest de la Méditerranée. Ce travail en profondeur qui devra accompagner le port concerne aussi le reste de la ville dont la mise à niveau lancée en 2005 continue malgré quelques accidents de parcours. C’est le cas de plusieurs quartiers de la ville qui ont été réaménagés et retravaillés dans une optique plus moderne et conviviale à la fois. La place du 7 Avril, inaugurée il y a quelques années, en est l’exemple le plus impactant avec un embellissement de l’ensemble du périmètre entourant cette place allant jusqu’à Bouarrakia selon une nouvelle conception.
Cette remise à niveau a servi d’attrait pour de grandes enseignes internationales en matière d’hôtellerie. Husa par exemple a repris le Solazur et d’autres devraient suivre dès l’année prochaine. C’est le cas aussi d’un autre investissement de taille qui est en cours avec la reprise du Palais Tazi, à reconvertir en hôtel de luxe pour 450 millions de DH.
Mais, avantagée par rapport à d’autres centres urbains méditerranéens, Tanger dispose d’autres niches de développement. L’industrie et le projet Renault Melloussa en sont l’exemple parfait. Ce projet d’environ 750 millions d’euros (8,250 milliards de DH) dans une phase initiale devrait être porté à 1,1 milliard d’euros lors d’une seconde phase, soit un peu plus de 13 milliards de DH.
Renault Melloussa dont les travaux de construction sont en cours devra entrer en service dès 2012. L’usine produira dans une première phase 170.000 véhicules par an, selon le management de la firme au losange. Dans une deuxième phase, ce volume devrait atteindre les 400.000 unités, soit environ une voiture par minute dont l’essentiel de la production sera destinée aux marchés émergents. Elle devra employer quelque 6.000 personnes de manière directe et assurera la création indirecte de 30.000 emplois supplémentaires, selon Renault. Les premiers effets de cette installation se sont déjà faits sentir avec l’arrivée successive de plusieurs fournisseurs de la firme française dont de grands noms tels Faurecia ou Visteon, entre autres.
Ce développement industriel est accompagné par le succès fulgurant du complexe portuaire TangerMed. Cet ensemble de ports a permis de doter la rive sud du détroit de Gibraltar d’une sérieuse alternative aux ports espagnols, Algésiras en particulier. Le port roulier, inauguré en juillet dernier par le Roi, a démontré la capacité marocaine à s’ériger en référence pour le transport de passagers et de marchandises, au même titre que TangerMed I l’a démontré, quelques années plus tôt pour le cas du transbordement de conteneurs. TangerMed mise actuellement sur l’extension avec un deuxième port de conteneurs dont l’entrée en service effective devrait se faire en 2014. Le projet de construction a déjà été lancé en mai dernier. Il a été attribué en juin 2009 au groupement d’entreprises formé par Besix, Bouygues travaux publics, Bymaro, Saipem et Somagec. La première phase du projet concerne l’ensemble des infrastructures de base du port et la réalisation d’un des deux terminaux à conteneurs du port pour une entrée en service effective du port en 2014. Ce sera un port à conteneurs une fois et demi plus grand que Tanger Med I avec une capacité de 5,2 millions de conteneurs en vitesse de croisière.


Financement
Pour rappel, le plan de financement de Tanger Med II, au titre de la réalisation de la première phase du projet, est assuré d’une part par un apport en fonds propres, réparti à parts égales entre l’Etat et TMSA, et d’autre part par un prêt auquel participe outre la BEI pour 200 millions d’euros, le Fades à hauteur de 1,5 milliard de dirhams. Le tout sera complété par un emprunt obligataire assorti d’une garantie de l’Etat de 2 milliards de DH.
Source l’Economiste

mercredi 8 décembre 2010

Le port de Tanger passe aux croisières

- Les travaux de reconversion devraient démarrer prochainement
- L’infrastructure sera ouverte sur son environnement


Le port de Tanger-ville s’apprête à recevoir son nouvel habillage. Le lancement des travaux de la restructuration des installations de ce port devrait intervenir incessamment, selon des sources proches du dossier. Le projet a été mis sur les rails en février dernier. Le Roi avait alors nommé Abdelouafi Laftit, ancien directeur d’exploitation de ce port, du temps de l’Odep, et premier directeur du CRI de Tanger, en tant que directeur de la toute nouvelle société d’aménagement qui lui sera dédiée. La société avait alors lancé une étude de prospection et de positionnement du port en vue de sa reconversion. Il s’agissait en fait de valider la piste de la transformation du port en tête de pont des croisières en Méditerranée ainsi que de l’opportunité d’en faire un port de loisirs. A en croire certaines sources, l’idée de port de croisière se confirme. En effet, des travaux d’extension de la digue principale devraient être entamés pour pouvoir accueillir plusieurs paquebots de croisière en même temps. Ce travail de réaménagement sera accompagné par un embellissement des infrastructures du port. Ce travail inclut aussi le transfert de toutes les activités de pêche vers un autre quai en cours de préparation afin de les séparer de l’activité loisirs. Les travaux préparatifs ont d’ailleurs déjà démarré l’été dernier avec la démolition de plusieurs espaces dont celui qui était dédié à l’import, ce qui a permis de gagner en visibilité aux différents espaces du port. En effet, ce dernier a vu son entrée totalement réaménagée avec un élargissement des voies d’accès et l’élimination des clôtures et autres murs de protection, même à l’intérieur de l’actuelle enceinte. L’objectif étant d’ouvrir le port sur son environnement. La principale nouveauté est le réaménagement de la voie d’accès au port qui est devenue le prolongement de l’avenue Mohammed VI, la corniche de Tanger.
Il est à signaler que la piste du tourisme de croisière est l’une des plus viables. D’un million de clients au niveau mondial en 1980, ils sont passés aujourd’hui à plus de 15 millions de croisiéristes de par les mers du monde, l’essentiel dans la Méditerranée. Le port dans sa dimension actuelle pourrait recevoir jusqu’à 200.000 croisiéristes par an selon une étude réalisée par l’Odep il y a quelques années. Et ce, juste en procédant à de légères retouches au niveau de la structure du port. Pour certains observateurs, le chiffre du demi-million n’est pas hors de portée dans les prochaines années.
A noter que la ville de Tanger a été pleinement intégrée au projet de reconversion du port. La ville est entrée dans le tour de table avec 75 millions de DH, un apport pris en charge par le ministère de l’Intérieur sous forme de don.

Source l’Economiste

mardi 30 novembre 2010

Renault Tanger usine industriel pilote

Grâce à un partenariat entre le Royaume du Maroc, Renault et Veolia environnement, l'usine de Tanger (dont l'activité doit démarrer début 2012) sera un site industriel à la fois zéro carbone et zéro rejet liquide industriel. Explications.

L’usine Renault de Tanger, dont la production sera dédiée aux véhicules développés à partir de plateforme B0 (plateforme Logan) sur une ligne de production aura au départ une capacité de production annuelle de 170 000 véhicules. A terme, la capacité passera à 400 000 véhicules/an.

Les impacts sur l’environnement de l’usine Renault à Tanger seront réduits à des niveaux jamais atteints pour une usine de carrosserie montage :

les émissions de CO2 seront réduites de 98 %, soit environ 135 000 tonnes de CO2 évitées par an;

aucun rejet d’eaux usées d’origine industrielle ne sera émis dans le milieu naturel et le prélèvement des ressources en eau pour les process industriels sera réduit de 70%.

Ces résultats seront obtenus grâce à des innovations dans les process de fabrication, à l’utilisation d’énergies renouvelables ainsi qu’à une gestion optimisée du cycle de l’eau.

Une usine zéro carbone

"Renault, conscient des enjeux écologiques et économiques mondiaux à relever, s’appuie sur ses deux partenaires et sur son savoir-faire industriel pour apporter à l’usine de Tanger une véritable rupture en termes d’impact de la production automobile sur l’environnement. Ce projet, inédit par son ampleur, est rendu possible dans cette toute nouvelle usine du Groupe où de nombreux process ont pu être repensés. Il s’inscrit dans la politique environnementale de Renault mise en place depuis 1995" Jacques Chauvet, Leader de la région Euromed

Les émissions de CO2 de l’usine de Tanger seront réduites de 98% (par rapport à une usine équivalente d’une production de 400 000 véhicules), ce qui correspond à 135 000 tonnes de CO2 évitées par an, grâce à l'optimisation des consommations d'énergie et l’utilisation des énergies renouvelables. Les quelques tonnes restantes seront compensées soit par l’achat de crédit carbone, soit par la production d’énergie renouvelable in situ.

Première étape: la réduction des consommations du site en énergie thermique. Renault et Veolia Environnement ont travaillé ensemble à la diminution de la consommation du site, et Renault a repensé ses process de peinture, en particulier pour les phases de cuisson. La combinaison de l’utilisation de technologies innovantes et des meilleures pratiques en termes de récupération énergétique au département peinture, consommateur de 70 % de l’énergie thermique de l’usine, a permis une économie d’énergie très significative : les besoins en énergie thermique de l’usine de Tanger seront réduits de 35 % (soit plus de 40 GWh PCI annuel) par rapport à une usine équivalente en capacité de production.

Deuxième étape: une production d’énergie thermique zéro CO2. Veolia Environnement et Renault ont identifié ensemble un système de production d’énergie thermique Zéro CO2. Des chaudières biomasse fourniront l’eau surchauffée (à haute pression) nécessaire, entre autres, aux étuves du process en peinture, ainsi que l’eau chaude alimentant le chauffage des autres process industriels et la ventilation de l’air des bâtiments du site. La chaufferie biomasse brûlera, pour partie, des noyaux d’olives d’origine locale. Le reste du combustible sera constitué dans un premier temps de bois d’eucalyptus importé par bateau d’Europe du Sud, puis d'’ici 4 ans de bois d’eucalyptus en courte rotation cultivé au Maroc.

Une électricité issue des énergies renouvelables. Grâce au développement des énergies renouvelables au Maroc, l’Office National d’Electricité (ONE) du Maroc assurera 100 % des besoins en électricité du site en énergie éolienne, hydraulique…

Une usine zéro rejet liquide industriel

L’usine de Tanger n’émettra aucun rejet industriel liquide et réduira de 70% ses prélèvements en eau pour les process industriels par rapport à une usine équivalente en capacité de production.

Ces résultats sont dus à :

l’optimisation des process industriels permettant de réduire les besoins en eau et de minimiser les rejets correspondants;

l’utilisation de technologies de pointe conçues par Veolia Environnement pour recycler intégralement les effluents industriels. Plusieurs étapes de traitement permettent de transformer les effluents en eau purifiée (déminéralisée).

Cette eau, répondant aux exigences de qualité des process, est ensuite réutilisée pour la fabrication des véhicules. Au total, l’équivalent de 175 piscines olympiques (437 500 m²) ne sera pas prélevé sur le milieu naturel chaque année.

mercredi 24 novembre 2010

Le projet de tunnel sous-marin Tanger

Après 34 ans d’hésitations, le projet de liaison fixe entre les deux rives du Détroit de Gibraltar sera relancé, à l’initiative de l’Union européenne (UE).
Le projet a été présenté mercredi 13 octobre courant à Luxembourg, lors d’une réunion du Conseil d’association Maroc-Union européenne.
Long de 38 kilomètres, le tunnel ferroviaire, qui devrait relier le Maroc à l’Espagne, pourrait voir le jour en 2025.
Le coût estimatif initial du projet de construction de la liaison fixe varie entre 4 et 5 milliards d’euros, à apporter par les deux pays concernés, par l’Union européenne et par des organismes de financement privés.

Rappelons que la campagne de forage offshore pour l’étude géologique du sous- sol marin au niveau du tracé initial de la liaison fixe Afrique- Europe par un tunnel ferroviaire s’est déroulée conformément au programme établi par la Société d’études du détroit de Gibraltar ( SNED-Maroc) et la Société d’études de la communication fixe à travers le détroit de Gibraltar (SECEG-Espagne).

Les travaux menés par ces deux sociétés publiques ont conclu à la faisabilité d’un tunnel d’une quarantaine de kilomètres reliant Tarifa en Espagne à la région de Malabata près de Tanger. Un tronçon de 28 km sera construit sous la mer à une profondeur de 300 m.

La SNED et la SECEG viennent de lancer une étude ciblant la préparation de la 5ème campagne de forages profonds en mer. L’étude vise à fournir aux commanditaires une expertise sur les meilleurs moyens de reconnaissance géologiques de la zone profonde du tracé du tunnel.

Ce projet titanesque prévoit une construction du tunnel ferroviaire en trois phases. Il s’agit en premier lieu du creusement du tronçon sous-marin du tunnel de service comme galerie de reconnaissance et la construction et la mise en service de la première galerie ferroviaire. La troisième phase, prévue à long terme, correspond à la construction de la seconde galerie ferroviaire en fonction de l’évolution du trafic du premier tunnel.

Les deux galeries ferroviaires à voie unique seront conçues dans une forme circulaire avec un diamètre de 7,5m. Centrée entre les deux galeries principales, la galerie de service de sécurité pressurisée est d’une circonférence de 4,8m.

Cette dernière communique entre les deux galeries principales tous les 340 m. La capacité de trafic annuel du tunnel monotube est de 1,6 million de voitures, 500.000 poids lourds, 5 millions de passagers automobilistes et 11 millions de passagers ferroviaires. En phase finale, la capacité du tunnel serait de 50 millions de passagers et 6 millions de véhicules.

Le Comité mixte maroco-espagnol pour la Liaison Fixe à travers le détroit de Gibraltar, organe intergouvernemental chargé de la direction du projet, a tenu plusieurs réunions à Madrid et à Rabat. Au cours de ces réunions, le Comité mixte a examiné le rapport sur l’état d’avancement des d’activités en cours, préparé conjointement par la SNED et la SECEG, et a approuvé les actions à entreprendre.

mercredi 17 novembre 2010

Evolué les prix de l'immobilier dans 7 villes au Maoc

Forte chute du haut standing à Marrakech et Tanger, baisse à Agadir et Fès. A Casablanca et Rabat, la demande maintient les prix.
Dans les autres segments, les prix se sont stabilisés, mais restent élevés pour beaucoup d'acquéreurs potentiels. Le prix des appartements peut atteindre aujourd'hui 30 000 DH par m2.

Après la flambée des années 2005, 2006 et 2007 et une légère correction en 2009, les prix de vente dans l’immobilier semblent se stabiliser en 2010, hormis dans le haut standing où une baisse des prix importante est constatée dans la plupart des grandes villes à l’exception de Casablanca et de Rabat. Notaires, agents immobiliers et banquiers semblent unanimes sur la tendance. Selon le Crédit immobilier et hôtelier (CIH) qui effectue des enquêtes périodiques sur la base des informations récoltées par son réseau, c’est Marrakech qui a été la plus affectée avec un recul de 15 à 20%. L’évolution des prix de vente varie d’un quartier à l’autre. Dans la Palmeraie, ils ont chuté de 30 à 40%. A Guéliz, le m2 se vend entre 15 000 et 19 000 DH, soit 20% à 30% moins cher que l’année dernière. Dans le même temps, dans un autre quartier chic (l’Hivernage), les prix se négocient entre 18 000 et 23 000 DH le m2, soit quasiment le même que celui pratiqué une année auparavant. La rareté du foncier dans ce quartier huppé de la ville ocre et l’offre d’une qualité supérieure expliquent le maintien des prix à des niveaux élevés. Mais de manière globale, Marrakech connaît une décrue des prix. Se fiant à la croissance phénoménale et non moins exagérée du secteur, les promoteurs ont acheté les terrains, durant les trois années prospères (2005, 2006 et 2007), à des prix extrêmement élevés convaincus qu’ils pourraient facilement se rattraper en répercutant le surcoût sur les prix de vente. Résultat : la ville s’est retrouvée avec des programmes difficiles à vendre. Aucun chiffre n’est divulgué à ce propos. Mais de l’avis des promoteurs, le volume des invendus est très important à tel point que les banques ferment le robinet du crédit aux projets de haut standing. «Les banquiers deviennent très regardants sur les projets car ils savent que la ville dispose d’un stock considérable», confie le représentant d’un grand opérateur privé qui a du mal à commercialiser des projets de haut standing lancés dans la ville ocre, il y a quatre ans. La situation risque de se généraliser pour toucher aussi le social. «90 000 logements sociaux sont autorisés jusqu’à présent alors que la demande sur ce segment est de 11 000 unités par an» , souligne Rachid Jamaï, du groupe éponyme. Si les opérateurs décident tous de lancer les travaux de construction, on se retrouvera dans le même scénario vécu par le haut standing avec une offre abondante et une demande rare.

Des baisses qui vont jusqu'à 15% à Tanger et 10% à Agadir et Fès

Deuxième ville touchée : Tanger, qui a connu, à l’instar de Marrakech, un boom de l’immobilier haut standing. Les prix y ont régressé en général de 10 à 15%. Et la variation change également d’un quartier à l’autre. La zone de Malabata n’a pratiquement pas perdu de son attrait et les prix y sont toujours aussi élevés qu’à Rabat et Casablanca avec une moyenne allant de 18 000 à 22 000 DH le m2. Dans les quartiers Administratif et de la Plage on enregistre par contre un repli qui peut aller jusqu’à 25%.

Eu égard à la morosité, de grands projets sont en stand-by tel le programme Tinja de Emaar. L’opérateur émirati, qui a déjà entamé la commercialisation de son produit, a dû arrêter les travaux fin 2009 après une série de désistements. Un autre projet grandiose, Royal Resort Cap Malabata, du fonds d’investissement bahreini Golf finance House, devait être inauguré fin 2008 ou au plus tard début 2009. A ce jour, il n’a pas encore entamé les travaux de construction. «On ne voit plus l’engouement des investisseurs particuliers pour ce genre de logements comme avant», indique William Simoncelli, DG de l’agence Carré Immobilier. Dans cette période d’incertitudes, la plupart ont repoussé leurs actes d’achat en attendant d’y voir plus clair. Résultat : le volume des transactions a considérablement chuté. Il est, selon les estimations des notaires et promoteurs immobiliers, de 60% dans le segment du haut standing à Marrakech et de 40% à Tanger.

Une autre ville touristique a souffert de la dépendance d’une clientèle étrangère conjuguée à la faiblesse du pouvoir d’achat de sa population : Agadir. Les prix de vente du haut standing y ont chuté de 7 à 10%, selon les enquêtes du CIH, sachant que les produits dans ce segment ne sont pas abondants dans cette ville puisque concentrés uniquement dans le centre où le m2 est commercialisé entre 17 000 et 22 000 DH. Quant à Fès, le recul des prix a été moins important (de 5 à 10%). Encore faut-il préciser que la qualification du haut standing dans cette ville est de qualité inférieure. En atteste d’ailleurs la valeur qui ne dépasse pas les 12 000 DH/m2 dans le meilleur des cas et essentiellement dans le centre-ville.

A Casablanca et Rabat, aucun segment ne connaît de baisse

A Rabat et Casablanca où de légères baisses ont été concédées en 2009 (entre 5 et 10%), tout se porte assez bien. Les ventes se poursuivent même si leur cadence a baissé. «Il y a quelque temps, on vendait le produit avant même l’ouverture du chantier. Aujourd’hui, on vend une moyenne de 50% du programme dans les mois qui suivent la réception du permis d’habiter», constate Youssef Iben Mansour, président de la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI).

Malgré tout, les prix de vente n’ont pas été impactés. A Casablanca, les appartements haut de gamme sont commercialisés entre 15 000 et 30 000 DH le m2. Le record revient à la Marina où le m2 se négocie entre 20 000 et 30 000 DH. Le quartier Racine au Maarif reste également parmi les zones les plus chers au Maroc avec des prix oscillant entre 18 000 et 25 000 DH le m2. Le même constat est observé à Rabat qui souffre d’une rareté du foncier dans tous les segments. «La ville est située dans un espace fermé sur une superficie limitée dans les différents côtés par la ceinture verte, l’Océan et le fleuve et les possibilités d’extension sont quasiment nulles», souligne Me Abdelmajid Bargach, notaire installé dans la capitale. Le prix du m2 haut standing approche en moyenne les 22 000 DH. Il est en légère hausse, notamment dans le Haut Agdal où il pourrait grimper à 24 000 DH, selon des notaires de la ville. Quant aux appartements haut de gamme du projet Bab Al Bahr, ils sont proposés entre 25 000 à 29 000 DH le m2. Et ce n’est pas la demande qui manque pour ce genre de produit, précise un professionnel. Même le quartier Hassan qui, il y a quelques années, avait perdu de son attrait, a retrouvé la cote, avec des prix allant de 15 000 à 20 000 DH/m2.

Le bon standing (moyen standing supérieur) atteint également à Rabat des prix aussi importants : 13 000 à 16 000 DH le m2 à Hay Riad et 12 000 à 15 000 à Agdal. Mais c’est Casablanca qui enregistre le record des prix des appartements de bon standing : de 15 000 à 20 000 DH le m2. Au quartier Palmiers, il est de 14 000 à 16 000 le m2.

En réalité et hormis la question de la rareté du foncier, les prix de l’immobilier se sont maintenus à Casablanca et Rabat en raison du fait que l’offre a été dimensionnée pour une clientèle nationale contrairement à Tanger, Marrakech et Agadir. A cela s’ajoute un facteur de taille : le niveau de vie de la population relativement élevé dans ces deux villes notamment par rapport à celui des autres villes. «Il existe à Casablanca et Rabat une clientèle qui est moins sensible au prix qu’à la qualité du produit et qui est prête à débourser le prix fort pour avoir des prestations de haut niveau», souligne M. Iben Mansour. Seul bémol, selon les professionnels, «l’inadéquation de l’offre et de la demande» . Autrement dit, le peu de biens disponibles actuellement est classé dans le segment du haut standing et proposé à des prix inaccessibles pour bien des couples de cadres. Aujourd’hui, il faut débourser au moins 1,7 MDH pour avoir un 100 m2 dans certaines zones. Beaucoup d’acquéreurs potentiels sont bloqués par le phénomène du noir qui reste persistant. «Si on met sur le marché 1 000 appartements à Casablanca ou à Rabat à un MDH, ils se vendront en une seule journée», estime M. Jamaï.

Ameublement et honoraires du notaire pris en charge par les promoteurs…

En attendant, les promoteurs s’emploient à liquider les stocks. Et pour cela, ils recourent à des offres promotionnelles pour attirer les clients, principalement à Marrakech et à Tanger. Certains offrent l’ameublement de l’appartement et d’autres les frais du notaire. Parfois, on essaye de séduire le client par une finition de meilleur standing. Des opérateurs proposent le service «après-vente» de la gestion locative pour assurer au client une rentabilité de l’investissement.

Ces promotions ne concernent plus uniquement les queues de programme (les appartements au rez-de-chaussée ou les logements peu ensoleillés...). C’est pourquoi, comme le suggère Hamid Faridi, consultant en marketing immobilier, «c’est le moment d’acheter». D’autant que les prix peuvent être négociés. «On peut décrocher 20% de réduction sur le prix de vente», confie un autre professionnel. On peut négocier… sauf à Rabat et Casablanca.

Interprétation : Comment évaluer les prix

Il y a toujours une différence entre les prix annoncés officiellement par les banques, les promoteurs immobiliers ou par l'indice de Bank Al-Maghrib et la Conservation foncière, et ceux pratiqués réellement sur le marché. Souvent, les promoteurs déclarent à leurs banques un prix minoré de 10 à 15%. Il en est de même pour les transactions réalisées entre les vendeurs et acheteurs où la part du noir représente le même pourcentage si ce n'est plus dans certains cas. L'objectif de ce phénomène qui est monnaie courante dans les actes de vente de l'immobilier est de payer moins d'impôts. Pour approcher la véracité des prix sur le marché, il est judicieux de les majorer de 10 à 15%. Le problème de la classification des segments de logements pose également problème. Jusqu'à présent, la définition exacte des standings n'est pas encore arrêtée. Le haut standing, par exemple, englobe un champ très vaste. On retrouve ainsi des logements moyennement finis qui portent la même qualification au même titre que d'autres ayant une finition supérieure. La même distorsion est observée dans les segments du moyen et le bon standing

mercredi 3 novembre 2010

Tanger Top 10 des villes à visiter en 2011

Lonely Planet, l'un des premiers éditeurs mondiaux de guides de voyage a publié son classement, le top 10 des meilleures destinations touristiques pour l’année 2011 (pays, région d’un pays et ville). Le Maroc ne fait pas parti des 10 pays comme c’était le cas dans le classement 2010, il est parvenu tout de même à aligner la capitale du Détroit, Tanger, parmi les 10 villes touristiques à visiter en 2011.

Chaque année Lonely Planet publie son guide de voyage dénommé « Lonely Planet’s Best Travel ». Pour l’année prochaine, les 10 pays à visiter sont respectivement l’Albanie, le Brésil, le Cap-Vert, le Panama, la Bulgarie, la République de Vanuatu, l’Italie, la Tanzanie, la Syrie et le Japon.

Quant aux villes les plus « branchées », Tanger s’est classée 2e entre New-York et Tel-Aviv. « De par sa position extraordinaire, perchée sur le pointe nord-ouest de l'Afrique, Tanger est tournée vers l'Europe et vers Afrique », a fait remarquer Lonely Planet. La capitale du Detroit est décrite comme une ville avec une « communauté artistique dynamique, des bâtiments rénovés, des grands magasins et de nouveaux restaurants chics ».

Les autres villes de ce top 10 sont Wellington (capitale de la Nouvelle-Zélande) Valence (Espagne), Iquitos (dans l’Amazonie péruvienne), Gand (Belgique), Delhi (Inde), Newcastle (Angleterre) et Chiang Mai, la deuxième plus grande ville de Thaïlande.

Enfin, concernant les régions, Lonely Planet a recommandé surtout le Sinaï en Egypte, suivi de l’Istrie (Croatie), les îles Marquises en Polynésie française et la Cappadoce en Turquie.

Dans le Top 10 des destinations du Lonely Planet 2010, le Maroc avait occupé la 5e place des pays (seul sur le continent) alors qu’aucune ville ni région située en Afrique n’a été retenue.